Congrès « Pastorale des vocations et vie consacrée », Rome, Décembre 2017

Publié le : 12 janvier

Au début du mois de décembre 2017, Sr Catherine Elisabeth et moi, nous avons eu la chance de participer au Congrès pour la Pastorale des vocations et vie consacrée, à Rome. Nous étions environ 700 participants de tous les continents, hommes et femmes, consacrés et laïcs. Une belle diversité !
Le thème du congrès était « Venez et voyez » (Jean 1, 39). Nous avons en effet vu et entendu de belles interventions et fait de belles rencontres. Voici quelques convictions, espérances que nous vous partageons.

Sr Catherine Elisabeth :
-  Conviction : Cela nous a été dit comme un leitmotiv tout au long de ce congrès, il faut croire à la beauté et à l’actualité de la vie consacrée aujourd’hui. La pastorale vocationnelle commence dans les communautés par la prière et la fraternité L’icône qui nous a accompagnée est celle d’Emmaüs : se faire proche des jeunes, marcher avec eux, les écouter, converser et leur faire reconnaître le Christ mort et ressuscité présent dans leur vie.
-  Espérance : que la communion expérimentée pendant ces quelques jours pendant lesquels malgré les grandes différences de nombreuses lignes communes sont apparues, ne soit pas une expérience passagère mais instaure et renforce le mouvement de collaboration des congrégations au service des jeunes afin qu’ils découvrent leur identité et leur vocation.
-  Changement : avoir le courage de commencer par changer nous-mêmes, s’engager pleinement d’abord dans la prière puis être des lieux prophétiques pour les jeunes en particulier dans l’interculturalité et l’intergénération dans un monde qui, s’il est devenu un grand village, efface plutôt les différences. Nous sommes invitées à grandir dans l’accueil de la différence et à construire une communion qui la dépasse.

Sr Anne-Claire :
-  Conviction : Il n’existe pas un jeune type et la réponse de pastorale vocationnelle type. Je le vis déjà, mais cela s’est renforcé : les réponses sont plutôt du type « sur-mesure ». Nous avons découvert une belle diversité de réponses selon les continents évoqués. Cette réalité nous demande une créativité toujours renouvelée au service de la personne toute entière. Un constat : les jeunes sont en quête de sens et de vérité. Cela demande que nous soyons cohérents dans nos modes de vie et nos propositions pastorales. Cela demande aussi que nous apprenions toujours d’avance à entrer en dialogue avec les jeunes, rester disponibles pour mieux les rejoindre et répondre à leurs appels.
-  Espérance : que l’ouverture témoignée pendant ce congrès puisse continuer à ce vivre pendant le synode des jeunes à venir. Ce sont les jeunes qui ont pris la parole. Et ils l’ont pris ensemble, en concertation et dans une belle amitié au-delà de leurs différences. Ma seconde espérance touche à l’ecclésialité de nos propositions. Travailler en Eglise, dans le respect de nos différences en honorant chaque vocation comme unique.
-  Changement : apprendre à travailler ensemble, petits et grands instituts religieux, tisser le lien avec nos églises locales. Reconnaître notre monde global comme un formidable « terrain de jeu » pour la pastorale. Aimer les jeunes et prendre soin d’eux.