Festivités du 375ème anniversaire de la fondation de Montréal

Publié le : 29 mai

C’est mercredi, le 17 mai 2017, en la Basilique Notre-Dame, que débutaient ces fêtes avec une messe solennelle présidée par l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine.

Cette messe se voulait une commémoration de la toute première messe célébrée à Ville-Marie, le 17 mai 1642, alors présidée par l’abbé Vimont, jour où « Monsieur le Gouverneur mit le Sieur de Maisonneuve en possession de cette île ». (Extrait des Relations des Jésuites (1642) lu pendant la messe)
Les plus hautes autorités civiles, politiques et religieuses du Québec et du Canada étaient présentes, dont le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ainsi que son épouse, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard et le maire de Montréal Denis Coderre et son épouse. Ils ont été accueillis sur le parvis de la basilique par l’Archevêque, alors que retentissaient les cloches des églises du diocèse pour annoncer la joie de cet anniversaire.

La présence autochtone était importante. Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador ainsi que Joe Norton, grand chef de Kahnawake ont été salués par tous les dignitaires. D’ailleurs, la première lecture (Si 44, 1.10-15), un texte touchant et bouleversant à la fois, a été proclamée en mohawk.

Le maire de Montréal a livré un discours touchant : « Montréal n’est pas née d’une guerre ou d’une conquête, elle est née d’un rêve, celui de transmettre la parole de Dieu ! La seule ambition de tous ces dévots, c’était de bâtir une cité missionnaire. (...) C’est toute cette dimension spirituelle que nous célébrons aujourd’hui, dans cette ville où on peut être différents, mais égaux. Nous sommes tous et toutes fils et filles d’immigrants ! »

Lors de son homélie, Mgr Lépine a rappelé l’esprit d’aventure qui habitait les fondateurs de Montréal : Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve et Jeanne Mance. « Montréal est une communauté de communautés, fondée par des aventuriers de l’espérance, qui ne savaient pas s’ils survivraient aux intempéries, au froid, aux guerres. Leur foi en Jésus-Christ crucifié et ressuscité leur permettait de s’en remettre totalement à Dieu ! »
« Les valeurs fondatrices ont traversé le temps et demeurent toujours actuelles. Elles ont le pouvoir de rassembler en construisant la paix », a-t-il poursuivi.

On ne saurait passer sous silence la musique. Pierre Grandmaison, titulaire des orgues de la Basilique, organiste et compositeur de la messe, intitulée Cantate Domino, a charmé tous les fidèles à coup sûr. Le chant d’ouverture, « Ce jour que fit le Seigneur », le cantique d’Isaïe (12), ainsi que celui de l’Agnus Dei furent grandioses. En souvenir du Père Vimont qui avait chanté le « Veni Creator » le 17 mai 1642, ce chant à l’Esprit-Saint fut entonné par Erik Oland, jésuite, puis repris par toute l’assemblée, de façon très spontanée.
Cette célébration était une véritable prière d’Action de grâce.


Photo sur le parvis de la Basilique : Sr. Lucille Desponts, Sr. Suzanne Demers, Sabrina Di Matteo, Fr.Carlos Bétancourth, op

La folle aventure
Pièce de théâtre pour les festivités du 375e de Montréal

Cette pièce de théâtre revisitant "la folle entreprise" de Jérôme Le Royer, Jeanne Mance, Paul de Chomedey de Maisonneuve, Marguerite Bourgeoys et les autres. 8 mois d’une "folle aventure" à l’image des jeunes adultes qui refondent Montréal tous les jours...en rêvant que son salut, le Bien commun, se fasse par la concorde. "Concordia salus"
Est-ce la folie ou la sagesse qui a inspiré « les Montréalistes » à fonder Ville-Marie en 1642 ? 375 ans plus tard, une troupe de théâtre revisite les figures fondatrices de Montréal : Jeanne Mance, Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, Jérôme LeRoyer de LaDauversière, Marguerite Bourgeoys, Filles du Roy, recrues de la traversée...Entre deux répétitions sur le pont du navire, la troupe, composée de jeunes adultes du même âge que les fondateurs, questionne, discute, remanie le temps et l’espace. Leur traversée navigue entre histoire et actualité, comédie et réflexion. La « folle entreprise » de Jeanne et Paul dialogue avec le Montréal contemporain et sa diversité, pour fonder… et refonder Montréal.

Nous sommes arrivés à bon port. Avec quelques intempéries et des nausées, certes…mais personne n’a été jeté par-dessus bord !
Cette troupe est un microcosme de Montréal en refondation perpétuelle. C’est la foi qui nous a tenus ensemble solidaires durant cette traversée qui fut tout autant une « folle aventure » que la « folle entreprise » de 1642. Foi au Christ et à son Église qui évolue, ouverte sur le monde et sa diversité ; foi en l’humanité qui fait de nous des sœurs et des frères avec (et non malgré) nos différences. Rêvons grand, chers jeunes !
Cette pièce est aussi un hommage aux religieuses et aux religieux des communautés qui ont bâti Ville-Marie, le cœur sur Ia main. Nous prenons le flambeau en rendant grâce.
Une production de l’Espace Benoît Lacroix (Le centre de pastorale universitaire où, Sr. Lucille et Sr. Suzanne ont travaillé plusieurs années.
L’Espace Benoît Lacroix est un organisme à but non lucratif fondé en 1986. Sa mission est d’offrir une animation chrétienne et interconfessionnelle aux jeunes adultes, étudiants universitaires et travailleurs. L’organisme est soutenu par les sœurs et frères dominicains, l’archidiocèse, catholique de Montréal et plusieurs bienfaiteurs.

En ce 17 mai 2O17, 375 ans plus tard
Sabrina Di Matteo
Directrice de l’Espace Benoît-Lacroix