L’oeuvre de S. Dominique, lumière et sel du Christ : messe de conclusion du jubilé

Publié le : 23 janvier

Le pape préside la conclusion du VIIIe centenaire dominicain au Latran

L’œuvre de saint Dominique « plein de la lumière et du sel du Christ », a fait sentir à beaucoup « le goût de la saine doctrine, le goût de l’Evangile », affirme le pape François.

Le pape a en effet présidé la messe qui a conclu les célébrations du Jubilé des 800 ans de fondation de l’Ordre dominicain, ce samedi 21 janvier 2017, à 16h, en la basilique Saint-Jean-du-Latran, sa cathédrale, en présence de représentants de toute la famille spirituelle de saint Dominique de Guzman (1170-1221), fondateur espagnol mot à Bologne (Italie) où il repose. Un jubilé de deux ans, qui célébrait la confirmation de l’Ordre par le pape Honorius III en janvier 1217.

Le pape François a rendu hommage à la fécondité du charisme de saint Dominique en disant : « Aujourd’hui, nous rendons grâce au Père pour l’oeuvre que saint Dominique, plein de la lumière et du sel du Christ, a accomplie il y a désormais huit cents ans : une oeuvre au service de l’Evangile, prêché par la parole et par la vie, une oeuvre qui, par la grâce de l’Esprit Saint, a fait que tant d’hommes et de femmes ont été aidés à ne pas se disperser au milieu du « carnaval » de la curiosité mondiane, mais ont au contraire senti le goût de la sainte doctrine, le gooût de l’Evangile, et sont devenus, à leur tour, lumière et sel, artisans d’oeuves bonnes… et véritables frères et soeurs qui glorifient Dieu et enseignent à glorifier Dieu par les bonnes oeuvres de leur vie. »

« La Parole de Dieu nous présente deux scénarios humains opposés : d’une part, le carnaval de la curiosité mondaine, de l’autre la glorification du Père par les bonnes œuvres », a fait observer le pape François avant d’ajouter que le même scénario s’était présenté à saint Dominique comme il se présente aux chrétiens aujourd’hui : « C’est entre ces deux scénarios que notre vie balance, tout comme saint Dominique avec ses premiers frères, il y a huit cent ans. »

Le pape a commenté l’Epître de saint Paul à Timothée : il devra annoncer l’Evangile à des personnes qui « cherchent des maîtres, des « contes de fées », des « doctrines » ou des « idéologies » qui soient « toujours nouveaux ».

« Il y a deux mille ans déjà », a fait observer le pape, les apôtres se trouvaient confrontés à un tel scénario, comme aujourd’hui encore, mais « développé et mondialisé en raison de la séduction du relativisme subjectiviste ».

« La tendance à la recherche de la nouveauté (…) trouve parfaitement sa place dans la société » du « paraître », « de l’éphémère » de « l’use et jette » où l’on présente « comme neuves » des « choses anciennes qu’on recycle ». « Même la vérité est maquillée », affirme François, faisant allusion au charisme de l’ordre de saint Dominique et de sa devise, comme un antidote : « veritas ».

Pour le pape, la réponse de l’Église et de Jésus, ce sont les bonnes œuvres accomplies « grâce au Christ » et à « son Esprit Saint », qui suscitent cette question : « Pourquoi cette personne se comporte-t-elle ainsi ? »

Mais il avertit, en écho à l’Evangile que « si le sel perd sa saveur, il ne sert plus à rien » : il a mis en garde contre « une Église qui perd de sa saveur », « un prêtre, un consacré, une congrégation qui perdent leur saveur ».

Source : https://fr.zenit.org