Sr Marie de la Résurrection - Marguerite Crance

Publié le : 13 avril

12 avril 1928- 12 avril 2017

Sr Marie de la Résurrection a donné tout ce qu’elle a pu pour le service de la congrégation à l’époque où il n’y avait pas de provinces, et plus tard, à travers son service à la province Italo-Suisse.
Notre reconnaissance à une sœur qui a voulu être missionnaire, promouvoir ce qui concerne la mission dans notre congrégation en s’impliquant personnellement, aussi bien dans la promotion d’une mission au Bénin que dans l’insertion locale dans sa communauté.
Elle a transmis sa foi et elle a mis tout son cœur dans le quotidien de sa vie. C’est pourquoi beaucoup de personnes l’ont sentie très proche et se sont senties aidées par elle dans leur propre vie de foi.
Elle en a aidé d’autres dans leur recherche de Dieu parce qu’elle-même a tâché de « vivre comme disciple » (Cf Is 50, 4… 1ère lecture du jour). Je la remercie pour avoir été moi-même une de ces personnes.
Qu’elle intercède pour nous, pour chacune et pour la congrégation en cette époque importante de préparation du chapitre général et que le Seigneur augmente en nous la foi et l’audace au service du Royaume.

Sr Carmen Lanao
Prieure Générale

Remerciements de la communauté de Ganghereto à Madre Marie
Une femme forte, un « roc »… Que de personnes même récemment, t’ont évoquée ainsi, Madre Marie ! Tu as été une femme forte, quand encore jeune, tu as eu beaucoup de responsabilités dans notre province : maîtresse des novices, prieure provinciale, et prieure locale pendant tant d’années.
Ganghereto te doit beaucoup et Dieu seul sait quelle énergie et quelle passion tu as mises dans cette Maison de prière !
Tu as été une femme pratique, concrète. Certains de nos amis te connaissent depuis 40 ans. Ils se souviennent de toi coupant l’herbe dans le champ des oliviers ou au cimetière ou encore suivant avec compétence et précision les travaux de la maison.
Tu aimais tant conduire. Que de voyages en Suisse chez nos sœurs, ou tout simplement pour faire les courses à la Coop ou pour rendre visite aux personnes qui t’étaient chères.
Tu le disais toi aussi, tu n’étais pas une femme de beaucoup de paroles mais ce que tu disais sortait de ton cœur, c’était des paroles bien pesées et elles ont donné, en même temps que ton regard et ton sourire, réconfort et conseil a tant de personnes. Hier, deux de ces personnes nous ont confié que pour elles, tu as été comme une seconde maman.
Nous t’évoquons comme une femme de prière, en particulier ces derniers temps avant ta chute : tes visites à l’église ont été toujours plus fréquentes et prolongées. Tu aimais l’Evangile, surtout celui de Marc, parce que, disais-tu, il allait à l’essentiel, un peu comme toi.
Comme communauté, nous te remercions pour ta présence discrète et constante, pour tes petites et grandes attentions envers chacune de nous. Depuis le 6 octobre, jour de ta chute, une période d’intense souffrance a commencé ; au cours des deux mois d’hospitalisation, tu t’es encore montrée comme un roc et durant ces mois à Ganghereto avec nous, lorsque nous t’avons à nouveau accueillie, comme tu étais, avec une grande peur de ne pouvoir t’aider de façon adéquate. Ton regard, quand tu étais plus présente parlait tellement… et une larme coulait à la place des paroles que tu ne pouvais plus prononcer clairement.
Tu disais toujours que tu voulais terminer ta vie à Ganghereto. Et c’est arrivé ainsi. Dieu fait bien toute chose ! il t’a fait aussi la grâce de quitter cette terre juste le jour où tu es venue en ce monde pour l’habiter. Nous avons eu le réconfort de pouvoir t’accompagner jusqu’à ton dernier soupir, et la plus belle salutation, comme le veut la tradition dominicaine a été le chant du Salve Regina, autour de ton lit, le dernier soir avant ta mort. Maintenant, avec la Vierge du Sourire, de S. Dominique et de tous les saints du Ciel, continue à nous accompagner sur notre route.