17 octobre 2026 : Journée mondiale de refus de la misère
« S’unir pour la paix et les droits humains : Habiter la terre »
Le 17 octobre, pourrait passer inaperçu pour beaucoup d’entre nous et pourtant… il s’agit de la journée mondiale du refus de la misère : cela ne peut pas nous laisser indifférents tant la misère autour de nous et dans le monde est omniprésente. A l’origine de cette journée, en 1987, le Père Joseph Wresinski, le fondateur d’ATD Quart Monde. Ayant connu lui-même violences, injustices, une situation de précarité familiale dans son enfance, il portait cette sensibilité avec grande acuité. Il avait compris la nécessité de donner la parole aux personnes, aux familles dont les droits humains sont bafoués et il a cherché comment mobiliser la société pour des actions concrètes afin d’y remédier. Cette initiative du 17 octobre, reprise chaque année, a pris de l’ampleur et a été reconnue officiellement par l’ONU en 1992. La première rencontre a rassemblé des milliers de personnes sur le parvis des Droits de l’homme à Paris. On y a fixé « la Dalle du Trocadéro » et celle-ci a été reproduite dans beaucoup de lieux de notre planète, sous d’autres formes également en s’adaptant aux terrains qu’elle rencontre, épousant les différentes cultures. Après cette première journée, le père Joseph avait souhaité que quelques volontaires partent silencieusement à pied sur la route de Saint Jacques de Compostelle, empruntée au long des siècles par tant de pauvres à la recherche d’une espérance. Dans leurs bagages, une petite reproduction de la Dalle du Trocadéro, a été offerte, à l’arrivée à Santiago, au recteur de la basilique, et déposée depuis au Musée des Pèlerins.
Vous pouvez vous informer de ces lieux dans votre propre pays et vous intéresser aux initiatives qui y sont faites.
Le thème de cette année est :« S’unir pour la paix et les droits humains : Habiter la terre » Quel pays n’est pas touché par la question du logement ?
Voici quelques extraits de la commission internationale qui prépare cette journée : Les systèmes de logement excluent de plus en plus les personnes en situation de pauvreté. Lorsque la terre et les logements sont traités comme des actifs d’investissement plutôt que comme des biens sociaux, les personnes sont reléguées dans des conditions précaires, surpeuplées ou dangereuses – non par choix, mais parce que les systèmes de logement échouent à répondre aux besoins humains.
Le sans-abrisme et le logement inadéquat sont des manifestations de l’exclusion, de l’inégalité et des rapports de pouvoir déséquilibrés. Le droit à un logement convenable doit être compris comme le droit d’« habiter la terre » : un droit fondamental lié à la dignité humaine, à l’égalité, à la paix, et aux conditions nécessaires pour que les communautés vivent dans un habitat sûr et durable.
Les États ont des obligations contraignantes en vertu du droit international – les droits humains ne sont pas des aspirations mais des engagements exécutoires. Dans la mise en œuvre du Plan d’action politique de Doha, nous appelons les gouvernements à :
1. Honorer leurs obligations en matière de droits humains en veillant à respecter, protéger et réaliser progressivement le droit, pour tous, d’habiter la terre, et faire de la réalisation d’une vie digne pour tous la priorité absolue dans les décisions politiques et budgétaires.
2. Corriger les déséquilibres de pouvoir et passer d’une participation symbolique à une délibération inclusive. Cela suppose de co-concevoir les politiques de logement avec les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion, en les reconnaissant comme détentrices de droits et de savoirs indispensables à la vie démocratique.
3. Élargir l’espace budgétaire public et mobiliser ces ressources pour garantir à toutes et tous un foyer sûr, stable et durable, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte.
« Les droits humains ne sont pas des privilèges. Ils sont la promesse d’une humanité partagée, et un appel à agir ensemble dans la dignité ».
Comment cet appel retentit-il dans notre vie ? Avons-nous le désir, le courage d’agir ensemble ?
« Nous voulons être les protagonistes de nos propres histoires ».
Quelles expériences d’écoute, d’engagement pouvons-nous partager ?
