Hontanas 2018

Publié le : 13 août

Hontanas, expériences et témoignages

Mission à Hontanas
Dieu a créé l’infini pour que la vie soit de plus en plus... Plus gaie... plus fraternelle...
Plus expérimentée...
Dans un climat de grâce et internationalité que nous a vécu des bons moments de mission à Hontanas chemin de saint Jacques.
Chaque pèlerin il y a une motivation spéciale. Un voyage de foi... Comme une aventure... Connaissance de soi-même. Une vraie expérience de vie.
Pendant mon séjour à Hontanas : Innombrables rencontres, différentes histoires de vie, des témoignages formidables, expériences unique et super intéressantes, objectifs similaire, faire le chemin. Et pour faire le chemin...Le pèlerin doit marcher. Et marcher avec la joie.
Selon les pèlerins, profiter de différentes paysages, escalader montagnes, traverser des rivières, rencontrer beaucoup du monde, différentes croyances, cultures et langues. Dépasser les distances, surmonter les difficultés et défis, charger l’essentiel dans le coeur et dans le sac à dos et surtout partager des expériences de vie.
Maria Aparecida da Silva

Hontanas, une école de disponibilité et de complémentarité
Ouvrir largement la petite communauté provisoire de Hontanas, passer d’un groupe de 4 ou 5 à une dizaine de sœurs était un défi ! Pendant la Semaine Sainte, nous y avions réfléchi à quelques unes, et nous avions accepté de relever ce défi. Le bilan après deux semaines est largement positif.
Venant de pays différents, nous avons jonglé entre l’espagnol, le français et l’anglais en communauté. Mais pour l’accueil des pèlerins, bien d’autres langues ont pu être utilisées ! Quelle joie de pouvoir faire appel à l’une ou l’autre sœur lorsque le contact s’établit avec un pèlerin dont on ne parle pas la langue ! De la novice à la sœur la plus ancienne, toutes, nous avons dû faire preuve de disponibilité et d’adaptation.
Pas de monotonie dans notre accueil à Hontanas : beaucoup de monde un jour, ce qui mobilise toute les sœurs. Et le lendemain, il n’y a presque personne : occasion de temps de rencontres qui se vivent différemment. Ou bien les personnes vont venir à l’heure où l’on pensait partir : il a fait trop chaud avant... et nous acceptons de donner encore un massage ou de soigner des pieds trop abîmés pour prendre la route le lendemain. On ne peut pas prévoir, et cela demande à chaque fois de s’organiser un peu autrement.
Chacune trouve sa place, exerce ses dons particuliers, et sait faire appel aux autres pour répondre aux besoins des pèlerins que nous rencontrons. Le T-shirt que toutes nous portons manifeste concrètement notre identité communautaire : nous formons un seul corps, et nos interlocuteurs le comprennent tout de suite. Dans un tel contexte, chacune est importante.
Les arrivées et les départs des sœurs se sont échelonnés pendant les deux semaines, au fil de leurs disponibilités, et la communauté que nous formons s’est adaptée très simplement. Oui, nous avons pu expérimenter une belle école de souplesse souriante de la part de chacune !
Marie Emmanuel Raffenel

Hontanas, fontaines et sources
Une pause sur ma route de l’année, pour refaire les forces et boire à la Source. Cela suppose pour moi tout particulièrement un moment pour la gratuité : gratuité avec les pèlerins, pour être simplement avec eux et leur offrir un peu de soulagement. Gratuité avec la communauté pendant les repas, les rencontres... gratuité pour moi-même et avec Dieu puisque nous avons des espaces disponibles pour la prière et le contact avec la nature.
En lien avec l’accueil des pèlerins, mon attention a été particulièrement attirée par certains d’entre eux. Pendant le temps du massage où l’on se regarde dans les yeux, il y a parfois un moment de communication forte, sans qu’il soit besoin de parler. Ainsi la joie perceptible chez deux femmes qui faisaient le Chemin avec sérénité et bonheur. Mais aussi, pour une française éprouvée par la vie, la seule chose à faire était de prendre ses pieds avec douceur. Les pleurs de deux autres personnes qui devaient se quitter...
Je rends grâce d’avoir pu d’avoir pu croiser ces regards et les partager.
Elena Hernández Martín

Chemin de saint Jacques : rencontres
C’est la 5ème fois, et le 4ème été que j’ai pu vivre cette expérience simple (certes chaque année très différente) faite de petits gestes et d’une foultitude de détails : tout est possible, portes et fenêtres grandes ouvertes dans une attitude de don et de réception.
Chaque pèlerin est un monde, tout comme tout homme, et bien que le sachant, cela me surprend leurs messages me surprennent toujours.
Des expériences de vie tellement différentes, des décisions fortes et cependant simples leur ont fait quitter leur lieu de vie habituel et se risquer à réaliser un rêve, sans savoir comment, et parfois sans savoir quand cela va se terminer, même s’ils ont bien défini leur itinéraire. Parfois, pour une raison ou une autre, la santé en tient pas, ou la tendinite apparaît. Décider d’abandonner le chemin est parfois très douloureux, surtout si le pèlerin vient d’un pays lointain, ou qu’il fait partie d’un groupe qui doit partir.
Pendant ces jours, j’ai soigné les ampoules et donné les soins. Je m’interroge : dans la vie quotidienne, ils en continueraient pas de marcher avec de telles ampoules, mais avec le désir de continuer, ils acceptent de souffrir plutôt que d’abandonner.
Cette année, j’ai été particulièrement frappée par une pensée, en voyant et entendant les pèlerins, tout comme dans notre communauté internationale : tant de diversité de langues, races, cultures... regardant le même Dieu ! Quel mystère ! Et comme nous l’avons chanté aujourd’hui (vendredi 3) dans la liturgie de la Parole avec communion pour les pèlerins : qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?
Merci à toutes pour nous donner la possibilité de vivre ce temps d’évangélisation.
Virgilia León Garrido.

Hontanas 2018
Les deux semaines passées en Espagne ont été une expérience enrichissante pour moi, tant pour les activités communautaires que pour la mission à Hontanas. Je ne m’attendais pas à une telle diversité de personnes passionnantes venues du monde entier !
Le plus surprenant a été de voir que prendre soin des pieds des pélerins les conduit tout naturellement, à partir du récit de leur chemin du jour, à partager les raisons qui leur ont fait commencer ce pélerinage. Entreprendre un pélerinage se fait en réponse à un appel, et chaque pélerin, quelque soit sa foi, son âge ou sa position sociale essaie de répondre : “Me voici !”, de façon volontaire, et en étant prêt à accepter et à supporter tout ce que le Chemin lui apporterait. C’est un privilège d’être témoin d’une telle ouverture.
J’ai aussi fait l’expérience de cette ouverture de la part des soeurs dans leur façon de m’accueillir dans leur vie communautaire. Je suis particulièrement reconnaissante envers les soeurs qui ont assuré la traduction et rendu la communication possible. Toutes les soeurs sont chaleureuses, engagées et passionnées. Les talents d’organisation et l’attention aux détails de Sr Virgi permettent une mise en place toute naturelle de la vie quotidienne.
Parmi les choses que j’ai découvertes sur moi-même, il y a :
• l’intérêt que j’ai pris à soigner les pélerins,
• le fait de pouvoir rencontrer de façon très profonde tellement de personnes qui m’étaient complètement étrangères,
• que je puisse faire des massages des pieds sans aucune réticence,
• et que je puisse apprécier de jouer aux dominos jusqu’à minuit, même après une journée bien chargée !
Je repars chez moi riche d’une belle expérience.
Sheeba Jem Irudayam

Expérience à Hontanas en 2018
L’expérience de cette année a été neuve et très positive.
J’ai vécu avec beaucoup de force l’internationalité : la fraternité a prévalu, la rencontre, le partage avec des soeurs d’autres cultures, qui ont enrichi ma vision de l’appartenance à une congrégation internationale.
La rencontre avec les pélerins continue de me questionner, la profondeur de ce que chacun porte au plus profond de lui, et la facilité à le partager. Je pense que le fait de faire le chemin avec d’autres personnes qui ont le même désir, le même idéal, le facilite.
Merci à toutes d’avoir rendu possible cette expérience.
Isabel Repiso

Expérience à Hontanas
Je souhaite partir de cette photo (1ère) qui exprime bien ce que nous avons vécu en ces jours à Hontanas.
Ce geste que nous avons répété chaque jour avec les pèlerins et entre nous nous rappelle que nous sommes des canaux qui recevons et qui donnons ce que nous avons reçu, contemplé, partagé “Fais toi capacité, je me ferai torrent” sont les mots qui m’ont habitée en ces jours-ci.
Vécus aussi bien à l’intérieur de notre communauté inter-entités -congrégations -générations -culturelles et avec les pèlerins venant de tous les horizons non seulement géographiques mais aussi de recherche, de foi.... il faudrait nommer chaque pèlerin rencontré mais ce n’est pas possible.
Alors en voici quelques-uns.
Sara qui veut donner un nouveau départ dans sa vie et son travail d’infirmière,
Fatima avec son beau visage et son regard transparent,
Federica qui a choisi de continuer seule le chemin après que son amie se soit arrêtée,
Marco qui a fait le chemin il y a un mois et le refait avec son beau-père, et le courage et la volonté de ce dernier qui veut arriver à Santiago malgré une plaie au talon.
Et tant d’autres qui rendent grâce, qui recherchent.... notre service est humble mais voir leur bien-être quand ils repartent est une grande joie.
Je voudrais terminer par une invitation : c’est vraiment un lieu de mission pour toutes. Venons encore plus nombreuses !!
Et enfin, cela donne envie de mettre ses chaussures de marche et de faire le Chemin !!
À l’année prochaine à.... Hontanas !!!
Sr Catherine Rendu

Mission à Hontanas, belles découvertes à la rencontre des pèlerins.
Hontanas est situé au nord de l’Espagne, petit village, riche de son histoire avec ses montagnes, sa chaleur jusqu’à 32 ° de température, le vent sans arrêt, normal à Hontanas.
A la rencontre des pèlerins je suis touchée par leur témoignage à la recherche d’une vie profonde cachée, vie tournée vers Dieu à travers de belles rencontres.
Je suis touchée également par la générosité du prêtre du lieu : Fran, qui nous offre un accueil chaleureux dans sa maison qu’il nomme la « Casa de Mambre », maison spirituelle pour l’accueil des pèlerins.
J’ai fait l’expérience de « corps congrégation » à travers une mission commune, venant de différents pays, avec la diversité de langues et de cultures, donc une unité dans la diversité.
A la rencontre de tout homme et de chaque homme j’ai savouré ma vocation dominicaine.
Certains pèlerins ont laissé couler leurs larmes. Nous nous sommes unies à eux, en terminant toujours par un temps de prière contemplative. Avec Dominique je pourrais dire : « que vont devenir les pécheurs ? »
Clarisse Madimba (Poitiers)

Le massage des pieds, notre puits de Jacob
Tous les jours, à 17 h, revêtues de nos T-shirts dominicains, nous nous sommes rendues de Castrojeriz à Hontanas, à environ 9 km. A l’arrivée, c’était le moment de préparer l’Eucharistie, d’installer le lieu des massages et de nous rendre dans les auberges pour inviter les gens à la Messe des pèlerins, aux massages des pieds puis à un temps de prière à travers de la danse, en fin d’après midi.
Chaque après-midi a été une surprise ; nouveaux visages et grande diversité d’expériences de rencontres. Il était bon de voir le groupe de sœurs, visage de communauté internationale, sortir sur la place de l’église à la rencontre des pèlerins, dialoguant dans différentes langues. Tout cela dans une atmosphère détendue, sans se presser, soit pendant les massages, soit pendant l’attente.
Masser les pieds, en plus d’être un soulagement physique pour les pèlerins, nous a donné de faire l’expérience de toucher "le sol sacré". Grâce à des mouvements doux, nous sommes entrées en contact avec différents points du pied, parfois douloureux, blessés, secs ou calleux. Chacun d’eux reflète d’autres zones du corps, reflète l’état de la personne. Toucher les pieds, c’est en quelque sorte accueillir la personne telle qu’elle est ; chez beaucoup de pèlerins, vous pouvez percevoir dans un premier temps où la personne est étrange, mais peu à peu il s’abandonne, se laisse faire, se détend. Souvent, ce moment devient l’occasion d’une communication profonde qui reste pour chacun de nous comme un moment sacré : comme Jésus et la Samaritaine, autour du puits, nous avons pu vivre pendant plusieurs jours une rencontre mutuelle de vie, de libération et de guérison.
J’en rends grâce à Dieu !
María Ferrández