Province du Brésil : Ecole de formation à la mission – Prelazia são Félix do Araguaia

Publié le : 11 février

La mission a un centre, la mission a un visage. (Pape François)

Nous sommes dans l’action de grâce à propos du partage de l’œuvre missionnaire de la communauté de notre-Dame de Guadalupe/Barreiro, qui s’est tenue du 17 au 31 janvier à Porto Alegre do Norte (MT), où a eu lieu la sixième étape de l’école de formation missionnaire PE. José Comblin.

Beaucoup d’entre nous connaissent l’exemple du Père José Comblin, qui a exercé sa mission pour l’Amérique latine et le monde, entraîné par les appels missionnaires de la réalité des pauvres et des causes populaires. De ce modèle de l’éducation populaire dans la décennie de 1980, l’école de formation missionnaire est un espace d’aujourd’hui, et apporte le référentiel de cet enseignement théologique et humain dans la lecture de la vie à la lumière de l’Évangile pour la formation des leaders populaires, que ce soit dans le domaine religieux, ecclésial, social et culturel.

Nous, femmes prêcheurs, éducatrices par notre charisme, nous nous souvenons de notre point de départ : les paroles d’ouverture et de témoignage d’Adriano Ciocca Vasino qui nous a dit : « Le succès de notre mission ne dépend pas des moyens que nous possédons, mais de notre foi et de notre capacité à vivre. Courage ! Vivons ces jours pour nous connaître les uns les autres.

Pour nous, cela faisait écho aux chemins de la pédagogie, de la foi et de la capacité de vivre ! L’annonce authentique n’est en rien la possibilité de montrer/démontrer ; elle est seulement l’exercice d’être et de vivre, de parler et d’agir comme envoyés de Jésus. Marcher et découvrir le terrain où nous marchons, comprendre le rythme et la chaleur qui dynamisent le sentiment, la parole et la transformation d’un lieu et de ses multiples appels.

« Le disciple missionnaire a tout d’abord un centre de référence, qui est la personne de Jésus, et son style est, pour ainsi dire, un visage, qui consiste en la pauvreté » – (Pape François).

De cette façon, nous faisons l’expérience de notre consécration/prédication pour le Royaume de Dieu en ces jours, rassemblant et reliant nos rires, nos peurs, notre manière d’être disciple, notre accueil, notre écoute et notre façon de croire au centre de référence, qui est la personne de Jésus et son style face à la mission.

Qu’avons-nous fait pendant ce temps ? L’école de formation missionnaire des animateurs de communautés dans la Prélature São Félix do Araguaia se déroule par étapes, pendant 15 jours intensifs, en janvier et juillet de chaque année, pour une durée de 4 ans. Cette construction de savoirs est faite avec les participants de toutes les régions comprises dans la Prélature de São Felix do Araguaia. Dans cette 6ème étape, 40 participants étaient présents. Des gens simples de la campagne ou de la ville, des peuples indigènes de l’Araguaia (groupe significatif de 15 personnes de l’ethnie XAVANTES-aucun d’eux ne parlait Portugais !), de différents âges entre 16 et 70 ans, des hommes, des jeunes femmes et une enfant, fille d’une étudiante. Des gens seulement alphabétisés ou ayant été jusqu’à l’université.

C’était un module avec trois thèmes distincts qui s’entrelaçaient tout le temps : (1) Bible-Nouveau Testament (Sandro Gallassi et Ivone Soave), (2) le théâtre des opprimés (Andreia Weruska), et (3) le ministère de coordination et les principes du leadership (sœurs Solange et Luciana). Dans notre participation, sœur Solange a également exercé la tâche d’accompagner et d’interagir avec le groupe et les personnes dans l’orientation spirituelle et psychologique. Chaque jour de travail, nous expérimentons la dimension de la foi qui nous nourrit par l’Office divin des communautés, nous éveillant à l’aube et nous conduisant au silence le soir, toujours nourris par la prière-communion.

Notre oui se fait mission, et chaque jour nous enrichit comme appartenant au peuple de Dieu. Le courage est aussi un défi, et nous n’avons pas toujours une réponse prête. Cependant, nous sommes marquées par un projet plus vaste qui nous amène à la rencontre, et d’où naissent le dialogue et l’espérance.

L’esprit nous pousse, dans sa présence intérieure à tout ce que nous sommes et faisons.!. Être "église en sortie", capable de recréer des dynamismes d’action et de prophétie, de signaler un bel horizon, de plonger dans la vie quotidienne des autres, de raccourcir les distances... attentives aux fruits parce que c’est le Seigneur qui féconde.

Et la joie de l’Évangile est missionnaire car « elle a toujours la dynamique de l’Exode et du don, de sortir de soi, de marcher et de semer à nouveau, toujours plus loin. » (Cf. Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium)

Sr Luciana Vinicius de Souza