Rencontre nationale de la Commission de Justice et Paix de la Famille Dominicaine

Published : 7 November

La famille dominicaine renouvelle son engagement avec la justice et la paix à la lumière du Synode sur la forêt amazonienne dans sa rencontre nationale.

Environ 100 participants de la 30ème Rencontre Nationale de la Commission de Justice et Paix de la Famille Dominicaine – venus de 12 États et des 5 régions du Brésil – se sont réunis à Goiânia pendant le 2 et le 3 novembre 2019, pour réfléchir sur les 30 ans de son travail pour défendre les Droits Humains et l’environnement, à la lumière du Synode sur la Forêt Amazonienne convoqué par le Pape François.

Nous avons eu comme experte Mme. Judite da Rocha, invitée par le Vatican pour participer du Synode, et inspirée par un texte envoyé par une autre experte, Mme. Moema Miranda, les participants ont été motivés par l’invitation à l’amour cosmique qui intègre et reconnecte toute la Création, à réfléchir sur les conclusions du Synode pour la réalité brésilienne et les actions de la Famille Dominicaine (frères, soeurs, laïques) dans la région amazonienne.

Dans la Lettre Finale, la Commission prend une claire position pour défendre les suivantes situations de lutte : “Nous dénonçons le déboisement et le brûlage de nos forêts, le peu d’importance envers la pollution, l’énorme quantité d’huile apparu dans la mer, la boue qui couvre la vie pour bénéficier les riches, le poison qui arrive à nos tables à manger avec la connaissance de l’Etat, le dénouement de l’éducation publique, la fin des politiques en faveur de la Réforme Agraire Populaire, l’augmentation du travail esclave, l’apologie de la torture et la tentative d’affaiblir l’État Démocratique de Droit”.
Plus, la lettre explicite aussi la préoccupation et l’indignation de notre Famille Religieuse devant la violation des Droits humains par rapport les personnes qui vivent dans les rues, le peuple qui vit dans la région amazonienne, le trafic de personnes, le mépris envers la femme et la criminalisation des mouvements sociaux”. La Rencontre a manifesté aussi sa répugnance par rapport à l’assassinat de
Paulo Paulino Guajajara, le 1er novembre, par les grands fermiers dans le Territoire Indigène Arariboia, dans l’état de Maranhão. Plus que ça, les participants de la Rencontre ont envoyé un message de solidarité au peule du Chili.

Le diagnostique de la Commission Dominicaine de Justice et Paix est celui-ci : la Forêt Amazonienne jamais a été si menacée comme aujourd’hui, par les autorités qui défendent, sans pudeur, la vite exploitation des trésors cachés. Pour les agents, le Synode est une réponse à la logique destructive du capital et présente un regard de reconnexion avec “une vie simple et sobre” aussi bien, elle exige apprendre “à ne pas apprendre pour apprendre de nouveau” parce que tous les êtres humains font partie de cette intégralité créative dans la Maison Commune.

Avec l’Eglise, la Commission cherche de possibles chemins pour nous organiser et affronter les défis par moyen de hardiesse, de la cohérence avec l’Evangile, l’écoute, le dialogue et le respect. En plus, la Rencontre a terminé avec une espérance : “la turbulence va passer”.

Goiânia (GO), le 3 novembre 2019.

Document(s)

comission_j_e_p_-_bresil_nota_final_familia_dominicana_03.11.19._esp.pdf (58.5 kb)

 5 November 2019