Belle fête de l’Epiphanie !

Publié le : 2 janvier

« Quand nos forces diminuent, fais Seigneur que nous puissions insuffler du courage »

Les mages ont vu l’étoile qui les intrigue. Ils ne savent pas ce que c’est mais c’est un signe assez fort pour leur faire entreprendre le voyage… c’est quelque chose qui vaut la peine de se déplacer, d’aller à la rencontre de l’inconnu… Pendant cette année difficile pour tous, nous avons -peut-être- commencé à retrouver la nécessité de revenir à « l’étoile » de notre vie, à l’essentiel, à ce qui donne de la lumière à nos journées. Et nous avons aussi entendu l’appel de tant de personnes qui sont à la recherche d’une lumière pour pouvoir la suivre comme les mages. Susciter dans le cœur de toutes les personnes que nous rencontrons, une étoile qui les pousse à se mettre en recherche (et quand je dis « nous » j’inclus : nous qui vous écrivons, vous qui nous lisez etc…) … combien c’est difficile ! Mais ne serait-ce pas notre plus belle « mission » ? Que notre façon d’ETRE (avant de notre façon de FAIRE) suscite une interrogation à la raison et au cœur de ceux qui marchent avec peur, incertitude, fatigue… et rallume chez eux l’envie de chercher « une étoile » pour qu’ils deviennent à leur tour des mages qui la suivent ? Parfois nous sommes ces personnes découragées et parfois ce sont les autres… et pour nous relever mutuellement « nous devons être attentifs à chercher comment créer des formes de « charité inventive » pour maintenir les liens et les ponts en dépit des restrictions imposées » (comme nous l’avons écrit dans notre projet communautaire cette année).

En cette période « historique » comme on dit, nous devons vraiment nous laisser entraîner par la charité… et trouver comment apporter des « cadeaux » à tous ceux qui nous entourent et qui sont eux aussi « rois » : « Le Fils unique de Dieu, voulant que nous participions à sa divinité, assuma notre nature, afin que Lui, fait homme, fit les hommes Dieu » (S. Thomas d’Aquin, opusc. 57 in festo Corp. Chr. 1)… mais aussi -et SURTOUT- les laisser nous offrir la joie.

… et « mes » rois cette année ont été les sœurs de ma communauté, les enfants et adolescents du soutien scolaire et des activités estivales, les jeunes de la communauté Borgo Amigò, les amis de la prison, ma famille, les amis précieux (du Ciel et de la terre), la musique (derrière la musique il y aussi beaucoup de visages), les personnes rencontrées dans les paroisses ou ailleurs… et j’en rends grâce à Dieu !
Le jour de l’Epiphanie je fêterai mon arrivée chez les sœurs dominicaines. Comme les mages j’ai entrepris un voyage il y a 25 ans le 6 janvier. C’est pour cette raison que chaque année les mages sont très importants pour moi et me rappellent toujours de ne jamais « lâcher » du regard l’Etoile de ma vie : Jésus, le Seigneur, Jésus, vrai Emmanuel car toujours « Dieu avec moi, Dieu-avec-nous ».

Sr Marie-Agnès Colmant o.p. (Fondi-Italie)

À gauche de l´icône de la Nativité, se trouvent les Mages qui sont venus de l’Orient. Ils symbolisent la sagesse humaine et la recherche de Dieu par les hommes de tous les temps et de toute religion. Ils sont à cheval et évoquent les justes qui, bien qu’étrangers au peuple d’Israël, seront intégrés dans le nouveau règne messianique. Une caractéristique constante de la tradition iconographique nous les montre représentant les trois âges de la vie, la jeunesse, l’âge adulte et la vieillesse.