Demandez le programme : San Esteban - Convento dominicos

Publié le : 4 août

Suivez le frère Manuel Ángel, notre guide et découvrez le magnifique couvent de nos frères domincains à Salamanque !

La façade de l’église
Véritable tapisserie de style platéresque, elle est abrité sous un arc enorme tout orné de fleurs, et divisée en trois corps ou niveaux. Le premier encadre la porte d’entée au temple ; sur le deuxième on voit la lapidation de Saint Etienne, au troisième un calvaire occupe la scène centrale. De côté et d’autre du grand arc on a sculpté le blason du Cardinal Alvarez de Toledeo, mécène de l’église, autrefois religieux dans ce couvent. Le couronnement de la façade étant assez sobre, l’ensemble en donne cependant une attirante impression esthétique. Commencée en 1524, elle n’a été finie qu’en 1610, achevant tout de l‘ouvrage de l’église.

Portique du couvent

A droite de la façade de l’église on peut admirer un portique à dix arcs, d’inspiration toscane. Le second étage correspond à l’ancienne bibliothèque.

1.Le cloître des Rois

Gothique à l’intérieur et platéresque à l’extérieur, il a été fini en 1544. Les arcs renaissance se marient avec des motifs platéresques. Les grands piliers sont ornés de médaillons de prophètes et aux quatre coins du cloître, en creux, on aperçoit des scènes de la vie du Seigneur. Six grandes portes baroques du 17ème siècle ceinturent le rez-de-chaussée, plus une autre platéresque de la fin du 16ème siècle donnant sur l’église. Enfin, deux autres portes sont plus petites et plus anciennes.

2.Le Panthéon des théologiens

L’une de ces portes plus petites donne accès au « Panthéon des Théologiens » ou salle capitulaire ancienne (depuis le 15ème jusqu’en 1634), cimetière où reposent les théologiens dominicains les plus célèbres de l’Université de Salamanque…

3.La Salle Capitulaire

Elle offre une certaine ressemblance avec la sacristie. Elle réunit le chapitre du couvent jusqu’en 1835.

4.L’Escalier de Soto

Construit lorsque le P. Dominique de Soto était prieur du couvent, on lit sur ses murs la devise accordée par le Concile de Trente à Soto : Fides viva. En haut de l’escalier, sous la balustrade, on remarque un très beau relief polychrome représentant Marie Madeleine en prière.

5.La Sacristie

Elle est l’œuvre d’Alonso de Sardiña et Jean Moreno, finie en 1635. On peut voir le tombeau di fondateur, le P. Pierre d’Herrerra, alors évêque de Tuy, en haut à droite, surmonté d’un tableau avec son portrait. En face, dans un enfoncement du mur, une statue le représente en prière. L’ensemble trahit le goût italien et une certaine tendance baroque, joignant le somptueux au sévère.

6.L’église

Enceinte monumentale en croix latine, à une seule nef, gothique, emplie de luminosité et de majesté. Elle a 84 mètres de longueur et 15,50 mètre de large et 27 (dans la nef) ou 45 mètres de haut (dans le transept).
L’architecte principal en fut Jean d’Alava, le même qui dressa les plans de la Nouvelle Cathédrale de Salamanque, ainsi que de celle de Ségovie. On commença sa construction en 1524. Le retable du maitre-autel, du plus pur style baroque, est l’œuvre de Joseph Churriguera et a été fini en 1693. Ses trois corps ou niveaux, ses parfaites proportions, ses colonnes et son ornementation en feuilles et grappes de raisin visent à magnifier l’Eucharistie, qui est mise en relief dans le trône central. L’ensemble, couronné par un tableau représentant le martyr de saint Etienne, cadre bien avec les structures gothiques de l’église. Il est haut de 30 mètres et large de 14 mètres. Joseph Churriguera fit aussi le retable de l’autel du Rosaire.
La tribune s’appuie sur un arc surbaissé très hardi, surmonté d’une lourde balustrade en pierre. Les stalles sont au nombre de 118. Le plus remarquable, c’est la grande fresque représentant l’Eglise en triomphe, aidée par l’Ordre des frères prêcheurs.