Vivre le Carême à Montréal (Canada)

La parole à nos sœurs de la communauté de Montréal

« LE CARÊME » mot qui, autrefois, me faisait tellement peur, tant il avait de connotation avec les mots : pénitence, jeûne, austérité, sacrifice… Et pourtant, quelle belle période de l’année liturgique, pendant laquelle le Seigneur nous rejoint de façon toute spéciale, dans la profondeur de son amour. « Voici que je tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, lui près de moi et moi près de lui. » (Ap 3, 20)

La liturgie du carême nous offre l’occasion de scruter la Parole de Dieu, de la fréquenter pour qu’elle éclaire notre route. Depuis notre baptême, depuis notre engagement dans la Vie consacrée, ne sommes-nous pas en route vers le but ultime de notre vie : la rencontre du Seigneur. Dans Matthieu 9, 20, le texte nous présente une femme qui voulait, ne serait-ce que toucher le vêtement du Seigneur pour assurer sa guérison. Sa foi en Jésus était profonde et sincère. Pour nous, grâce à l’Eucharistie, non seulement, Jésus marche près de nous, mais il VIENT VIVRE EN NOUS. Quelle condescendance de sa part.

Le carême nous invite à consacrer plus de temps, à l’oraison, à la Lectio Divina. Ces moments de prière nous permettent d’être à l’écoute de Celui qui veut parler à notre cœur et faire surgir en nous, la joie de lui appartenir.
« Il est bon d’écouter sans défaillance, Seigneur ta Parole. Mais l’abîme du silence comme un flot, m’environne. Creuse encore ce grand vide d’où montera parfois, Frêle et timide le murmure inlassable de ta voix. »

En suivant notre Maître, à travers ombres et lumières, la Semaine Sainte nous fera entrer encore plus profondément dans le Mystère de son grand Amour qui le mènera jusqu’au Calvaire. Avec Lui, nous pourrons chanter l’ALLELUIA de Pâques. Oui, Il est ressuscité, prémisse de notre propre résurrection.

Sœur Lucille
et les sœurs de la communauté de Montréal
(Quebec, Canada)