Bénin : témoignage du noviciat à Parakou

Publié le : 14 mai

Depuis quelques mois la pandémie qui frappe notre monde a amené les autorités gouvernementales et ecclésiastiques à prendre des précautions en vue de réduire les risques de contamination du Covid-19.

Par suite des mesures prises par le gouvernement, la Conférence épiscopale du Bénin a publié une lettre interdisant toute célébration eucharistique ouverte aux fidèles et tout genre de rassemblement sur toute l’étendue du territoire béninois.
Face à ces différentes décisions, les cours à l’extérieur de la maison de formation ont été suspendus. Etant donné l’évolution de la maladie, il a été décidé par la Conférence Unie des Supérieurs Majeurs du Bénin (CUSMB) d’arrêter tout contact de personnes extérieures dans les maisons de formation. D’où la suspension des cours dispensés par des personnes extérieures dans ses maisons respectives. Ainsi nous sommes confinées dans notre maison saint Martin de Porrès à Parakou/Bénin prenant l’engagement de respecter les normes établies par nos autorités. Tout cela a modifié notre programme d’année. Néanmoins, nous avons épuisé une partie du programme en cours et les cours dispensés par nos Sœurs à l’intérieur se poursuivent.
Les cours suspendus sont remplacés par d’autres activités telles que : l’enregistrement de tous les documents de la bibliothèque, le jardinage, le tricotage, la réalisation des cartes et la classe de chant en vue d’améliorer la liturgie. En plus de toutes ses activités, nous avons des soirées de détentes où nous suivons des films.
Avec toutes ces activités, nous ne nous ennuyons pas malgré le confinement. Seule la mission nous manque.

La Semaine sainte en confinement
Malgré le confinement, nous avons eu la chance de vivre toutes les célébrations eucharistiques de la Semaine Sainte en communauté. Nous avons aussi pu vivre de façon particulière des célébrations communautaires pendant le Tridium pascal.
Comme le célébrant le soulignait en cette soirée du Jeudi Saint, il était joyeux de vivre la célébration eucharistique dans une communauté religieuse. Nous étions aussi débordantes de joie d’avoir participé à la messe et partagé un repas fraternel.
Le Vendredi saint après le Chemin de croix, nous avons vécu la célébration de la Passion puis une heure Sainte qui nous a entrainé dans le grand Silence jusqu’au soir du Samedi saint où le Feu pascal nous a plongé dans la célébration de la Nuit sainte.
Débutée par une prière introductive suivie de la bénédiction du Cierge pascal, voici que dans une grande procession nous entrons dans la chapelle. Dans sa beauté splendide, elle semble nous fait asseoir sur une autre terre. Quelle joie ! A l’heure où nous exécutions l’Exultet, l’émotion semble nous éblouir. C’est comme si nous étions dans une grande église de la place. C’était le comble à l’exécution du Gloria où toutes les lumières viennent d’être allumées. Avec le retentissement de la grande cloche, la résonnance de nos instruments et la clarté de la belle chapelle, la joie battait son plein. C’était simplement beau !
Au milieu de cette joie immense, nous avons confié davantage notre monde en détresse à Dieu.
Par ailleurs, nous continuons de nous unir à nos frères et sœurs. Tous les week-ends et par moment nous avons la messe en communauté et les autres jours nous la suivons sur KTO. En la fête de sainte Catherine de Sienne, nous avons vécu la célébration proposée par la Congrégation. A 21h, en communion avec l’Ordre, nous aussi avons prié le chapelet avec les filles du Foyer Thérèse Chikaba pour soutenir le personnel soignant qui se dévoue au service des malades du Covid-19.
Nous bénissons le Seigneur pour ses nombreuses grâces dont il nous comble. Même en étant confinées, nous vivons pleinement notre vie de foi.

Pour la communauté, les novices et postulante