Laudato si’ : Prendre soin de soi, prendre soin de la terre. Initiative et engagement au Brésil

Publié le : 3 juin

Chaque jour, nous sommes confrontés à l’affirmation/constatation que l’humanité se trouve dans une situation de crise et d’urgence planétaire. Cette réalité nous montre, avec insistance, qu’il est de plus en plus urgent de prendre soin de notre planète, de l’extension de nous-mêmes et, dans les pas du pape François, de prendre soin de notre maison commune.

« Il est essentiel de rechercher des solutions intégrales qui tiennent compte des interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises distinctes, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule crise socio-environnementale complexe. Les lignes directrices de la solution exigent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, rendre leur dignité aux exclus et, en même temps, prendre soin de la nature » (pape François, Laudato si’, n. 139).

Tel est le message principal, sous la forme d’un cri fort : prendre soin de la Maison commune. Et si ce cri nous est parvenu, cela signifie que, de fait, notre Maison commune est menacée.

Cette exhortation nous appelle à une conversion intérieure qui nous pousse à avoir le courage de connaître et de reconnaître la réalité, en nous mettant en relation avec la terre ou la nature, car tout est lié, et donc, nous faisons partie d’un même tout : terre, nature, être humain. Et c’est avec un esprit critique et constructif que, en tant que chrétiens, nous avons le grand défi d’assumer l’engagement de travailler pour trouver des solutions durables dans le soin de cette Maison Commune.

Comment, en tant que missionnaires dominicains, pouvons-nous promouvoir une réflexion sérieuse et prendre des mesures concrètes dans nos communautés pour rendre cet engagement effectif ?

Je sauve ici, une petite initiative de la Communauté Thérapeutique Comunidade Terapêutica Colônia Bom Samaritano, une entité philanthropique, à João Monlevade, qui assiste environ 160 jeunes et adultes par an, hommes et femmes, porteurs de la dépendance de l’alcoolisme et de la toxicomanie, dans un régime d’internat, pour une période de 09 (neuf) mois, à travers des thérapies occupationnelles et de la discipline, ayant comme but leur récupération et la réinsertion sociale dans la famille, dans la société et dans le marché du travail et, aussi, de soutien à leurs familles avec des conférences et des cours d’orientation.
Une initiative simple et peut-être petite, mais qui sert de reconnaissance et de stimulant pour l’engagement à prendre soin de soi, à prendre soin de notre maison commune.

Chaque jour, la Communauté Thérapeutique collecte des aliments (fruits et légumes) jetés par le commerce, pour alimenter son élevage de porcs. Cependant, il a été constaté que la plupart des fruits et légumes collectés sont encore en bon état pour être consommés. Dans ce cas, ils séparent les fruits et légumes en bon état pour la consommation, et le reste sert à nourrir la porcherie.
Souvent, il y a un surplus de bonne nourriture, mais il n’a pas été possible de tout utiliser, par manque de connaissances techniques pour sa préparation. Les bénéficiaires étaient volontaires, mais manquaient d’orientation/de formation dans ce domaine.

À partir de là, la Communauté a lancé un projet alliant l’utile à l’agréable : tirer profit de la nourriture pour la création et, de manière plus efficace pour l’alimentation des bénéficiaires eux-mêmes, en fournissant aux bénéficiaires une formation technique dans la manipulation et la préparation de cette nourriture, de manière nutritionnelle et un peu plus raffinée, afin de leur fournir une qualification et, de collaborer à la lutte contre le gaspillage.

Le projet a abouti et ce que l’on peut constater, c’est qu’il y a une prise de conscience, au point de remettre en question nos attitudes face à la triste contradiction dans laquelle nous vivons : alors que plus de 800 millions de personnes dans le monde ont faim, 1/3 de la nourriture produite dans le monde est gaspillée.

Le résultat est que, en plus de cette petite initiative qui a permis aux Acolhidas d’avoir plus d’options de thérapie par le travail, de réutilisation des aliments qui étaient jetés, leur permettant de développer des activités professionnelles, qui peuvent être une source de revenus et de durabilité, en évitant le gaspillage, elle contribue également à l’inclusion de la personne dépendante dans l’environnement dans lequel elle vit, en améliorant ses compétences et en faisant prendre conscience que nous pouvons éviter de gaspiller des aliments qui peuvent atteindre la table de ceux qui ont faim.

Que ce rapport serve de registre dynamique et interactif de reconnaissance, d’encouragement et d’engagement en vue du "règne de Dieu", annoncé et vécu par Jésus-Christ, où tous les êtres humains peuvent "bien vivre" dans cette Maison commune, dans le respect, la dignité et dans un climat de fraternité.

Sœur Maria Auxiliadora dos Anjos
São Domingos do Prata
Brasill

Actuellement, elle fait partie du conseil d’administration de la Communauté thérapeutique Bom Samaritano, travaillant comme collaboratrice bénévole dans des projets et des actions développés pour la prise en charge et l’accueil de jeunes et d’adultes souffrant de dépendance à l’alcoolisme et à la toxicomanie, à João Monlevade/MG

Traduit avec DeepL.com

Source : dominicanas-crsd-brasil.com