Prière au couchant du soleil

Publié le : 30 avril

Communauté de Tamaraceite

Après deux semaines du confinement et en parlant avec Inma, une sœur qui est à 1.900 km de l’île de la Grande Canarie, nous nous demandions : qu’est que nous pourrions faire comme dominicaines ? Qu’est-ce que nous pouvons apporter à cette situation du confinement ? Et de là a surgi : « peut-être une prière » et cette possibilité je l’ai reprise dans la communauté, Est-ce que nous nous verrions partager notre prière ? Comment le ferions-nous ? Avec qui ? Ensemble nous suivons la réflexion et les concrétisations.

Au début d’avril nous avons ouvert notre maison, au travers des réseaux sociaux, par Facebook, pour la prière au couchant du soleil en direct, à tour de rôle avec Inma, de lundi à vendredi. Les personnes, proches et lointaines, celles d’Espagne et celles d’autre pays, qui le veulent peuvent se joindre à nous.

Je vous partage mon expérience. Je voulais ouvrir notre maison et partager quelque chose de ce que nous vivons aux personnes qui sont comme nous en situation du confinement. Cependant, le réseau social est une culture inconnue pour moi, je cohabitais avec une certaine inquiétude intérieure et y compris, je dois avouer, avec un préjugé le considérant « mal vu » !! C’est-à-dire, être en face de gens que je ne connais pas, ressentir que je n’ai pas la maîtrise, être avec d’autres sans voir leurs visages, leur parler sans les entendre… tout cela ne m’était pas familier.

Petit à petit, j’ai accueilli cette réalité, en reconnaissant les réseaux sociaux comme un moyen où naviguer sans avoir le contrôle, et en découvrant que la prière au couchant le soleil était une façon d’entrer en relation avec celui et celle qui veulent prier avec d’autres (nous pouvons lire leurs commentaires), d’élargir notre fraternité et de nous soutenir mutuellement pendant ce temps d’isolement social.

Neli Armas Tejera, de la communauté de Tamaraceite, de l’île Grande Canarie.
Facebook. Dominicas Tamaraceite